📢 Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026) : 🌱 CACAO 1200 Fcfa / Kg ☕ CAFÉ 1700 Fcfa / Kg
samedi 5 septembre 2026
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Sans faux-fuyants et dans un langage rompant avec la langue de bois, Konaté Drissa, le président du Collectif des transporteurs et fédérations des syndicats des chauffeurs de Côte d'Ivoire (Ctfc-CI), était face à la presse le mercredi 2 septembre 2026, à son siège à Anyama. Pêle-mêle, il a abordé plusieurs points, dont les plus saillants, ont été relatifs à la création du Collectif, la sécurité routière, l'Intégration de la gent féminine dans le secteur, le renouvellement du parc -auto et les difficultés rencontrées par les acteurs depuis un certain temps.
D'entrée de jeu et sans aucun complexe, l'orateur a affirmé qu'il a zéro niveau d'études, mais qu'il refuse d'être analphabète, s'appuyant sur ses propres formations et la fréquentation des hauts lieux et celles des hautes personnalités. Loin du langage académique, notre interlocuteur s'est bien défendu à tout égard. Commençant par la création du Collectif, Konaté Drissa, de ses sobriquets '' Dridjone, Drissa Ba, ou tout simplement Dri'', a fait savoir que tout est parti de l'Union des conducteurs de la commune d'Anyama avec plusieurs syndicats chauffeurs. Mais qu'avec l'évolution des choses et voyant surtout la nécessité d'unir les transporteurs et les chauffeurs de la cité de la cola, afin de parler d'une même et unique voie de développement de leur secteur, l'idée de créer le Collectif des transporteurs et fédérations des syndicats des chauffeurs a pris forme en 2016 et s'est concrétisée en 2023.
De cette rencontre dans à ce jour, Dridjone revendique un bilan positif, mettant à son actif l'éradication de la violence dans le transport à Anyama, la fluidité, sans la fin du désordre aussi bien au niveau des woro-woro que des gbakas. A ces actifs Drissa Ba ajoute l'adhésion de plus de 600 femmes au Collectif, avec un projet enchanteur de taxis à mettre à leur disposition avec la collaboration de Madame Fatim Bamba, première magistrate de la commune. Toujours selon lui, plus de 300 jeunes trouvent leur salut aujourd'hui dans le Collectif.

Renouvellement du parc -auto, Haut Conseil, difficultés de terrain

Sans tirer à boulets rouges sur ce projet, le patron du Collectif des transporteurs et fédérations des syndicats des chauffeurs d'Anyama, à toutefois grincé les dents, affirmant mordicus que ce projet n'a nullement bénéficié aux transporteurs de cette commune. '' Les transporteurs d'Anyama ont été laissés pour compte dans le renouvellement du parc -auto, bien qu'ils aient subis de lourds préjudices à la crise'', affirmé Konaté Drissa. Qui garde cependant espoir en des lendemains meilleurs. S'exprimant sur le Haut Conseil, le délégué de cette faîtière à Anyama a taclé le patronat, expliquant que le fonctionnement de cette organisation doit être à l'image de celui des députés où les délégués doivent venir s'enquérir de l'avis des différentes bases, les remontés afin d'être traités. Tel n'est pas le cas selon ses propos. Une anomalie qui nécessite d'être corrigée à l'en croire. S'agissant des difficultés de terrain, Konaté Drissa a pointe le doigt accusateur sur certains agents des forces de l'ordre et de sécurité qui s'arrogent le droit de dresser des arrêts anarchiques tous azimuts afin de soutirer de l'argent aux conducteurs. Occasion pour lui d'appeler les autorités compétentes à mettre fin à ces magouilles.

Sécurité routière

Sur ce point qui cristallisé l'actualité du transport ces derniers temps et surtout en ces moments de rentrée scolaire, Drissa s’est adressé aussi bien aux conducteurs, qu'aux apprentis. Aux conducteurs, il a conseillé d'éviter les surnombres de passagers, de respecter scrupuleusement le code de la route, de respecter également le temps du travail, d'éviter la consommation d'alcool au volant etc. Quant aux apprentis, il demande d'être polis et respectueux envers les passagers, de ne pas inviter les chauffeurs à la vitesse, d'éviter de fumer dans les véhicules etc.

Koné De Sayara
Légende/. Le président Konaté Drissa lors de cette rencontre.

Le Maouloud, les ferriers et les vacances sont terminés. Place maintenant aux retours dans les lieux de résidence respectifs. A cet effet, la circulation est dense aussi bien sur toute l'étendue du territoire national, qu'en destination de la Côte d'Ivoire. Ainsi, sa qualité de président du Conseil supérieur des fédérations des syndicats des chauffeurs professionnels de transports des marchandises, voyageurs et assimilés de Côte d'Ivoire (Cosfesyncprotramava-CI), El Hadj Issa Sanogo a produit une déclaration dont nous avons reçu copie. Dans celle - ci, il exhorte tous les transporteurs à la mise en bon état de leurs engins et appelle tous les conducteurs à beaucoup de prudence et au strict respect du code de la route, afin d'éviter tous genres d'accidents. Aux conducteurs, il leur demande d'éviter les surcharges dans leurs véhicules d'une part et d'autre part il leur demande d'éviter les excès de vitesse, sources de plusieurs accidents. Il leur demande également de respecter les passagers en ne leur proférant pas d'invectives. A ces derniers, il conseille de ne pas inviter les chauffeurs à la vitesse. S'adressant aux apprentis, il leur demande d'éviter les discours inutiles avec les passagers et de ne pas plus inciter leurs patrons chauffeurs à la vitesse. Issa Sanogo leur demande aussi de porter des habits descends et d'être polis envers tous les clients. Bref, de sages conseils à l'endroit de tous les intervenants dans la chaîne du transport.

Koné De Sayara

Dans le cadre de la mise en œuvre son accord de partenariat avec l’Office ivoirien des parcs et réserves (Oipr), le Conseil coton anacarde karité a organisé du 26 au 29 août 2026 à Dédi dans la sous-préfecture de Nassian, une formation en apiculture au profit de cinq Associations villageoises de conservation et de développement (Avcd) riveraines du Parc national de la Comoé. Ce partenariat entre ces deux structures vise à soutenir les communautés locales tout en contribuant à la conservation de la biodiversité et au développement durable des filières coton, anacarde et karité.

En effet, cette formation fait suite à la remise d’équipements apicoles en août 2025 aux Avcd de Dédi, Kokpingué, Koulmitan, Tiémenin et Amaradougou. Elle a réuni les responsables apicoles de ces Avcd, les animateurs ruraux de l’Oipr ainsi que les agents du Conseil Coton Anacarde Karité.

Elle a combiné des séances théoriques et pratiques. Après une première phase consacrée à la connaissance de l’apicultures et à la maitrise des équipements, les participants ont pris part à des travaux pratiques dans un verger d’anacardier portant sur l’installation et l’entretien des ruches, les techniques de piégeage des essaims, l’extraction, le filtrage et le conditionnement du miel. Les participants ont été aussi été sensibilisés à l’installation des ruches dans les vergers d’anacardiers afin de favoriser la pollinisation et contribuer l’amélioration de leur productivité.

A travers cette initiative, le Conseil coton anacarde karité poursuit son engagement en faveur du développement d’activités génératrices de revenus compatibles avec la préservation des ressources naturelles.
B. M
Légende photo : Une vue des acteurs formés à l’Apiculture

Après  ses  vacances gouvernementales le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly est sur le terrain dans le cadre de sa tournée de sensibilisation sur l’orpaillage illégal. Le ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, est allé le jeudi 03 septembre 2026 aux contacts des populations du Sud- Comoé. C’était à Aboisso.
En toute franchise, ils se sont parlé sur l'épineuse question de l'orpaillage illégal.
A l’occasion, Eugène Aka Aouélé, président du conseil régional du Sud-Comoé, et Nanan Amon Tanoé, président de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (Cnrct-CI), étaient visibles aux côtés des populations de la région pour marquer leur solidarité dans le combat.
Face à la foule nombreuse, le ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a affiché la fermeté du gouvernement contre ce mal qui ronge les régions. Sans langue de bois, plusieurs voix se sont exprimées pour montrer une voie de sortie du tunnel. Un « plan Marshall » a été proposé de trois à six mois pour interdire toute activité d’orpaillage.
Mais faire une telle proposition, pour le ministre Sangafowa-Coulibaly, c’est « confondre pratique légale et non légale ». Car le champ légal d’exploitation de l’or donne des fruits de développement variés qui vont de la voirie à l’immobilier, en passant par les établissements scolaires.

Le ministre a mis chacun au défi de montrer que des activités minières légales, agissant conformément au Code minier, ont des effets « néfastes » sur l’environnement. Le Code minier n’autorisant pas l’utilisation de produits chimiques. Quant à la suspension de toute activité expérimentée en 2011, elle s’est avérée infructueuse.


Et s’il peut y avoir des complicités dans les hautes sphères, celles-ci, si elles existent, « ne peuvent agir qu’avec les communautés locales », selon le ministre qui indexe, entre autres, les organisations de jeunes ou organisations de chefs de terre. Il a évoqué des cas où des chefs, qui voulaient faire barrage à ces ravages ont été destitués par des pressions locales.

Le ministre a indiqué avec insistance, « qu’il s’agisse de permis d’exploitation, tout commence à la base avec les communautés ».
Selon Mamadou Sangafowa-Coulibaly, « les seules localités où le phénomène d’orpaillage illégal n’a pas pu prospérer sont les localités où les communautés ont dit non ». Aussi a-t-il engagé un dialogue direct avec les communautés concernant les risques associés à l'exploitation illégale de l'or, et surtout sur l'importance d'une mobilisation collective pour lutter contre ce phénomène.
Le ministre a souligné que l’exploitation du sous-sol ivoirien doit contribuer au développement économique et social de la Côte d’Ivoire. Elle ne doit pas nuire à l'agriculture. De plus, elle doit se faire dans le respect de l'environnement. Il est essentiel qu'elle profite à l'ensemble des Ivoiriens et qu'elle tienne compte des générations d'aujourd'hui et des générations futures.
Dans le Sud-Comoé, 31 sites illégaux ont été identifiés, ayant conduit à plusieurs opérations de déguerpissement. Le ministre des Mines a assuré que le gouvernement entend proposer des alternatives légales à l’exploitation artisanale, insistant sur le fait que celle-ci peut être exercée de manière réglementée et responsable afin d’offrir de nouvelles perspectives aux populations locales.
Notons que l'orpaillage illégal représente une activité d'extraction non régulée entraînant des conséquences graves à plusieurs niveaux, engendrant des dommages économiques (pertes fiscales, économie informelle), sociaux (conflits, insécurité) et environnementaux (pollution, dégradation des terres
Elysée Koffi
Légende photo : Le ministre Mamadou- Sangafowa Coulibaly lors de la séance de sensibilisation avec les populations du sud -Comoé


La dixième édition des journées nationales du cacao et du chocolat (Jncc 10), a pris fin le 03 septembre 2026, au Parc des expositions d’Abidjan. Ce en présence de plusieurs milliers de producteurs de café et de cacao et acteurs de la filière café-cacao. Les paysans attendaient mieux au niveau du prix après une précédente une campagne précédente de commercialisation 2025/2026 des plus difficiles.
Malgré des tasses de chocolat et de café bien chauds, l’heure n’était pas vraiment à la fête. Cela se constatait dans la salle, à l’occasion de cette cérémonie de clôture et dans les couloirs du hall des expositions où des producteurs n’ont pas manqué de grogner et de lancer des préavis de grève contre ce prix bord champ de 1200Fcfa le Kg. Identique à celui comme de la campagne intermédiaire précédente de commercialisation.
Face à ces menaces qui ne font qu’enfler, en provenance des zones de production du cacao, à la tribune, M. Koné Bruno Nabagné, le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, a appelé, non seulement à la sérénité mais à la responsabilité de l’ensemble des acteurs de la filière café-cacao. « Notre secteur a besoin de sérénité et d’apaisement » , a-t-il indiqué.
Dans un discours de clôture, le ministre a tenu à réaffirmer la solidarité du gouvernement avec les producteurs, dans un contexte marqué par les préoccupations suscitées par l’annonce du prix de la campagne 2026-2027.
« Nous avons fait le choix de la vérité. Nous avons fait le choix de la responsabilité », a-t-il déclaré, rappelant que l’action du gouvernement demeure guidée par une priorité : préserver durablement les revenus des producteurs et assurer la pérennité de la filière cacao.
Il a également plaidé pour une meilleure compréhension des mécanismes de fixation des prix. « Nous devons, au niveau de la régulation et de l’administration, être plus pédagogues et surtout plus transparents », a-t-il insisté. Face aux débats de ces derniers jours, le ministre a appelé l’ensemble des acteurs à privilégier le dialogue et l’intérêt général. « Notre secteur a besoin de sérénité et d’apaisement », a-t-il affirmé.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Koné Bruno, ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières : « Notre secteur a besoin de sérénité et d’apaisement »

AGL Côte d’Ivoire a participé, du 1er au 3 septembre 2026, au Parc des Expositions d’Abidjan, à la 10e édition des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (Jncc), organisée autour du thème : « Jeunesse et cacaoculture du futur ».
Rendez-vous majeur de la filière, les Jncc visent à valoriser le rôle du cacao dans l’économie ivoirienne, ainsi qu’à promouvoir les innovations et les opportunités liées à son développement. Cette édition a réuni plus de 7 000 visiteurs, professionnels et partenaires du secteur agricole ivoirien. À cette occasion, AGL Côte d’Ivoire a présenté ses solutions logistiques destinées à accompagner les producteurs, transformateurs et exportateurs dans la gestion de leurs opérations, depuis les zones de production jusqu’aux marchés internationaux.
Grâce à son offre intégrée, l’entreprise assure le transport routier, l’entreposage, la fumigation, l’empotage, la manutention ainsi que l’accompagnement des formalités de transit et d’exportation du cacao et de ses produits dérivés. Elle propose également un service de tierce détention et des solutions digitales permettant d’optimiser la gestion des flux et des stocks, de renforcer la traçabilité des marchandises et d’améliorer la visibilité sur les opérations. AGL Côte d’Ivoire s’appuie sur un maillage de proximité comprenant des bases logistiques à Abidjan, San Pédro, Bouaké et Ferkessédougou, situées au plus près des zones de production et des unités industrielles. L’entreprise dispose également de plus de 350 000 m² d’entrepôts, dont la moitié est consacrée au cacao.
Entre 2024 et 2025, ses infrastructures et le savoir-faire de ses équipes lui ont permis de traiter 350 336 tonnes de cacao et 152 862 tonnes de produits dérivés. Grâce aux synergies opérationnelles entre ses différentes filiales en Côte d’Ivoire, AGL assure également la continuité des opérations entre les zones de production, les sites de stockage et les plateformes portuaires. D’autres filiales d’AGL en Côte d’Ivoire ont également pris part aux JNCC 2026. Abidjan Terminal, concessionnaire du premier terminal à conteneurs du Port d’Abidjan, PACOCI, spécialisée dans la palettisation et le conditionnement et SUV, spécialisée dans l’usinage industriel, ont présenté leurs offres et leurs solutions aux professionnels de la filière. À travers cette participation, AGL Côte d’Ivoire réaffirme son engagement aux côtés des acteurs du cacao et sa volonté de contribuer au développement d’une chaîne de valeur agricole plus performante, innovante et compétitive.
Bamba Mafoumgbe

Pouvez-vous, nous donnez les raisons de la présence du Cnra au Journées nationales du cacao et du chocolat ?
Nous sommes là parce que nous sommes la recherche. Le Centre national pour la recherche agronomique est le leader de la recherche agronomique en Côte d'Ivoire. On ne peut pas parler d'innovation ni de production de cacao sans parler de recherche. Parmi les défis à relever, le ministre a cité le changement climatique, la modernisation, l'intensification et la lutte contre la pauvreté. Le rôle du Cnra est de moderniser l'agriculture à travers la digitalisation et la mécanisation, mais aussi de l'intensifier grâce à des semences plus productives. Aujourd'hui, nous avons des variétés de cacao qui produisent jusqu'à 3,5 tonnes à l'hectare, là où le producteur classique était autour de 500 kg. Les normes européennes nous interdisent d'étendre les superficies. Une forte production à l'hectare nous permet donc de réduire les surfaces cultivées tout en produisant plus. De plus, en améliorant les conditions de travail, nous attirerons davantage la jeunesse vers cette culture.
Récemment, un produit a été annoncé pour combattre la maladie du swollen shoot. Quelle est la position de la recherche sur cette trouvaille ?

Comme l'a dit le ministre dans la salle, il faut être prudent. Le Swollen shoot est une maladie virale, et toute maladie virale est difficile à guérir. Nous ne doutons pas des solutions préconisées par nos collègues, mais la cacaoculture est tellement stratégique pour la Côte d'Ivoire qu'il faut prendre toutes les précautions pour que ces dispositions soient appliquées de manière efficace.

De votre côté, avez-vous des produits pour faire face à cette maladie ?
La lutte contre les maladies ne se résume pas seulement à l'utilisation de produits chimiques, et il faut que tout le monde le comprenne. Elle passe d'abord par la création de variétés plus résistantes. Ensuite, par des pratiques culturales. Par exemple, un champ de cacaoyers bordé de caféiers permet de réduire les contaminations. Quand un champ est fortement attaqué, nous préconisons de le détruire. L'insecte vecteur du virus peut piquer un champ infecté puis propager la maladie à un bassin encore sain. C'est une décision lourde, mais cette méthode permet de limiter la propagation en attendant de trouver des solutions plus efficaces pour maintenir le champ en production.
Journaliste : Une méthode en dehors du CNRA peut-elle être efficace ?

Pourquoi pas ? Le Cnra n'a pas le monopole de la recherche. Nous sommes ouverts à l'innovation. Nous disons simplement que toute méthode préconisée doit être employée de manière scientifique et pondérée, pour être effectivement profitable aux producteurs.
Les producteurs ne mesurent pas toujours le danger d'utiliser systématiquement des produits chimiques. C'est pour cela que le ministère de l'Agriculture fixe des normes : tout produit doit être expérimenté par la recherche pour définir les doses exactes et l'encadrement nécessaire. Un produit utilisé de manière anarchique devient un danger.
On constate beaucoup de produits contrefaits sur le marché. Comment luttez-vous contre ce fléau ?
Le Cnra ne lutte pas directement contre la contrefaçon : c'est le rôle du ministère de l'Agriculture qui dispose d'un service dédié. En tant que bras scientifique du ministère, notre rôle est d'informer, de sensibiliser, d'apporter du conseil et de préconiser les bonnes pratiques. La répression, elle, relève de l'État.
Quel message concret adressez-vous aux producteurs sur le terrain ?

Je leur dirais de ne pas se tourner systématiquement vers les produits chimiques pour lutter contre les maladies ou les mauvaises herbes. Il existe des méthodes alternatives et simples qui permettent de protéger les cultures.
Il faut écouter la recherche, l'encadrement (notamment l'Anader) et le ministère de l'Agriculture. Travailler dans le désordre est un danger pour eux-mêmes et pour l'environnement. Aujourd'hui, on ne trouve plus de champignons sauvages parce que l'écosystème a été détruit. L'utilisation incontrôlée de produits chimiques tue les vers de terre et appauvrit durablement les sols. Au même titre que l'orpaillage illégal, les mauvaises pratiques agricoles tuent la terre. Il est donc primordial de suivre les conseils des services d'encadrement
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Pouvez-vous, nous donnez les raisons de la présence du Cnra au Journées nationales du cacao et du chocolat ?
Nous sommes là parce que nous sommes la recherche. Le Centre national pour la recherche agronomique est le leader de la recherche agronomique en Côte d'Ivoire. On ne peut pas parler d'innovation ni de production de cacao sans parler de recherche. Parmi les défis à relever, le ministre a cité le changement climatique, la modernisation, l'intensification et la lutte contre la pauvreté. Le rôle du Cnra est de moderniser l'agriculture à travers la digitalisation et la mécanisation, mais aussi de l'intensifier grâce à des semences plus productives. Aujourd'hui, nous avons des variétés de cacao qui produisent jusqu'à 3,5 tonnes à l'hectare, là où le producteur classique était autour de 500 kg. Les normes européennes nous interdisent d'étendre les superficies. Une forte production à l'hectare nous permet donc de réduire les surfaces cultivées tout en produisant plus. De plus, en améliorant les conditions de travail, nous attirerons davantage la jeunesse vers cette culture.
Récemment, un produit a été annoncé pour combattre la maladie du swollen shoot. Quelle est la position de la recherche sur cette trouvaille ?

Comme l'a dit le ministre dans la salle, il faut être prudent. Le Swollen shoot est une maladie virale, et toute maladie virale est difficile à guérir. Nous ne doutons pas des solutions préconisées par nos collègues, mais la cacaoculture est tellement stratégique pour la Côte d'Ivoire qu'il faut prendre toutes les précautions pour que ces dispositions soient appliquées de manière efficace.

De votre côté, avez-vous des produits pour faire face à cette maladie ?
La lutte contre les maladies ne se résume pas seulement à l'utilisation de produits chimiques, et il faut que tout le monde le comprenne. Elle passe d'abord par la création de variétés plus résistantes. Ensuite, par des pratiques culturales. Par exemple, un champ de cacaoyers bordé de caféiers permet de réduire les contaminations. Quand un champ est fortement attaqué, nous préconisons de le détruire. L'insecte vecteur du virus peut piquer un champ infecté puis propager la maladie à un bassin encore sain. C'est une décision lourde, mais cette méthode permet de limiter la propagation en attendant de trouver des solutions plus efficaces pour maintenir le champ en production.
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Pourquoi pas ? Le Cnra n'a pas le monopole de la recherche. Nous sommes ouverts à l'innovation. Nous disons simplement que toute méthode préconisée doit être employée de manière scientifique et pondérée, pour être effectivement profitable aux producteurs.
Les producteurs ne mesurent pas toujours le danger d'utiliser systématiquement des produits chimiques. C'est pour cela que le ministère de l'Agriculture fixe des normes : tout produit doit être expérimenté par la recherche pour définir les doses exactes et l'encadrement nécessaire. Un produit utilisé de manière anarchique devient un danger.
On constate beaucoup de produits contrefaits sur le marché. Comment luttez-vous contre ce fléau ?
Le Cnra ne lutte pas directement contre la contrefaçon : c'est le rôle du ministère de l'Agriculture qui dispose d'un service dédié. En tant que bras scientifique du ministère, notre rôle est d'informer, de sensibiliser, d'apporter du conseil et de préconiser les bonnes pratiques. La répression, elle, relève de l'État.
Quel message concret adressez-vous aux producteurs sur le terrain ?

Je leur dirais de ne pas se tourner systématiquement vers les produits chimiques pour lutter contre les maladies ou les mauvaises herbes. Il existe des méthodes alternatives et simples qui permettent de protéger les cultures.
Il faut écouter la recherche, l'encadrement (notamment l'Anader) et le ministère de l'Agriculture. Travailler dans le désordre est un danger pour eux-mêmes et pour l'environnement. Aujourd'hui, on ne trouve plus de champignons sauvages parce que l'écosystème a été détruit. L'utilisation incontrôlée de produits chimiques tue les vers de terre et appauvrit durablement les sols. Au même titre que l'orpaillage illégal, les mauvaises pratiques agricoles tuent la terre. Il est donc primordial de suivre les conseils des services d'encadrement
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La TAAG Linhas Aéreas de Angola, en partenariat avec le Ministère du Tourisme et des Loisirs de Côte d’Ivoire et son Bureau du Tourisme et des Loisirs au Brésil (Rio De Janeiro), organise du 4 au 11 septembre 2026 un voyage exclusif de familiarisation et de promotion (Famtrip & Presstour).
Ce voyage de familiarisation pour voyagistes et d’immersion médiatique (Presstour) accompagne la nouvelle liaison aérienne São Paulo–Luanda–Abidjan, inaugurée le 4 avril 2026, et vise à faire découvrir au marché brésilien les richesses touristiques, culturelles et gastronomiques de la Côte d’Ivoire. Mais également, le plateau infrastructurel, hôtelier et ludique, ainsi que les opportunités d’affaires de la destination ivoirienne, poumon économique de la Zone UEMOA, voire de la CEDEAO.
Cette délégation composée de journalistes, opérateurs touristiques et représentants institutionnels, selon Mme Jennifer Flora Curcio, Directrice du Bureau du Tourisme et des Loisirs de Rio, participera à cinq jours d’immersion en Côte d’Ivoire, avant un retour via Luanda. Le circuit de ce Famtrip/Presstour Brésil–Côte d’Ivoire s’ouvre le 4 septembre à São Paulo, avec un vol TAAG via Luanda, avant l’arrivée à Abidjan le 5 septembre. Toutes choses qui découlent d’un minutieux travail préparatoire selon la feuille de route à elle tracée par le Ministre Siandou Fofana, ainsi que des rencontres menées avec le Conseil national du tourisme (CNT) et les faîtières ivoiriennes.
Durant ces cinq jours, les participants vivront une immersion complète : visites techniques des infrastructures touristiques, rencontres professionnelles avec les acteurs du secteur, découvertes culturelles et gastronomiques, et exploration des paysages emblématiques du pays – lagunes, littoral, savanes et forêts. Le retour s’effectuera le 10 septembre vers Luanda, avec une nuit sur place, avant le vol définitif vers São Paulo le 11 septembre. Ce parcours est conçu comme une fresque vivante, reliant affaires, loisirs et hospitalité, et consacrant Abidjan comme hub régional aérien et touristique au cœur de la région Ouest-africaine.
Ce projet marque donc une étape stratégique dans le développement de la destination Côte d’Ivoire sur le marché latino‑américain et dans le renforcement des échanges entre l’Amérique latine et l’Afrique de l’Ouest.
Abidjan, hub régional aérien et touristique
La liaison São Paulo–Luanda–Abidjan opéré par TAAG ne se limite pas à une nouvelle ligne aérienne : il consacre Abidjan comme hub régional, à la croisée des affaires, du tourisme et des loisirs. Dans le sillage du succès ivoirien au Salon ABAV Rio, il y a deux ans, la Sublime Côte d’Ivoire affirme son ambition de devenir une destination phare en Afrique, ouverte au Continent Sud-américain.

Sous l’impulsion du Ministre Siandou Fofana, il importe de le noter avec emphase, la Côte d’Ivoire déploie, depuis une décennie, une diplomatie touristique proactive. La coopération avec TAAG et l’accueil d’une délégation brésilienne illustrent la volonté de bâtir des ponts durables entre l’Amérique latine et l’Afrique. Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie de rayonnement international, où Abidjan devient une plateforme incontournable pour les échanges aériens, économiques et culturels.
La Côte d’Ivoire capitalise, ainsi, ses grands événements, sportifs, en l’occurrence– notamment la CAN 2024 – pour renforcer son image et son attractivité à l’égard d’un grand pays de sport tel que le Brésil. Le sport est mobilisé comme un levier de soft power, capable de séduire les marchés émergents et d’inscrire le pays dans les circuits internationaux du loisir et de l’investissement.
Au‑delà des infrastructures, la Sublime Côte d’Ivoire séduit par ses lagunes, son littoral, ses savanes et ses forêts. Sa gastronomie, son patrimoine vivant et son hospitalité sont mis en avant dans les circuits proposés aux voyagistes brésiliens. Chaque escale devient une immersion dans une mosaïque culturelle et naturelle, reflet d’un pays en pleine affirmation.
Le tout traduisant une ambition claire : inscrire la Côte d’Ivoire dans les grandes dynamiques du tourisme 2.0. En reliant le Brésil, via l’Angola, le pays se positionne comme un carrefour stratégique, où tourisme, culture et économie convergent pour bâtir un avenir partagé.
Elysée Koffi avec sercom

La Côte d’Ivoire, leader mondial en matière de production de cacao, produit environ 02 millions de tonnes par an. Ce produit contribue à hauteur de 17 % du Pib et représente 40 % de la main-d'œuvre active. Selon le ministre Koné Bruno Nabagne de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, qui s’exprimait à la cérémonie d’ouverture de la dixième édition des Journées nationales du cacao et du chocolat, le 1er septembre 2026, au Parc des expositions d’Abidjan, « conformément au Programme national de développement(Pnd), 2026- 2030, la Côte d’Ivoire prévoit faire passer le taux de transformation local de son cacao de 43 à 50% d’ici 2030 ».
Un grand chantier dont le la réussite passe en partie par une forte implication de la jeune dans la cacaoculture.
« Le cacao de demain, ce sera aussi la mécanisation, le numérique, la recherche, la transformation, le marketing », a-t-il déclaré. Pour le ministre, l’objectif est de faire de l’agriculture un secteur moderne, attractif et créateur d’emplois pour la jeunesse. « Lorsque nous parlons de jeunesse, d’agriculture et de culture, nous parlons de notre avenir. Nous parlons aussi de l’avenir de notre pays. Produire la fève ne suffit plus. Notre prochaine étape, c’est celle de la valeur », a-t-il souligné.
Revant sur la campagne principale 2026-2027 qui vient de commencer, le prix minimum garanti bord champ du cacao est fixé à 1200 FCFA le kg et le prix du café s’établit à 1300 FCFA le kg. Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, le maintien du prix du cacao à 1200 FCfa le kg s'inscrit dans un contexte d'extrême instabilité des marchés internationaux. « Le marché international est caractérisé par une forte volatilité des cours du cacao », a-t-il expliqué.
Pour lui, ce prix est le résultat des conditions de commercialisation de la nouvelle campagne et du niveau de prix auquel les volumes ont été vendus par anticipation. Ces prix intègrent également la volonté du gouvernement de préserver, autant que possible, le revenu et le pouvoir d’achat du producteur, tout en assurant la pérennité de la filière. « Il s’agit d’un prix qui soit financièrement soutenable ».
Le ministre de l’Agriculture a rappelé les défis auxquels la filière est confrontée, notamment le changement climatique, le vieillissement des vergers, la détérioration des sols, les pertes post-récolte, la complexité du marché international. Face à ces défis, a-t-il assuré, le gouvernement et le Conseil Café-Cacao ont mobilisé 280 milliards Fcfa d'appuis directs et 231 milliards de réajustements budgétaires pour favoriser l'évacuation des stocks de cacao.
Réagissant juste après l’annonce de ce prix qui n’est pas du tout enchanteur pour les producteurs ivoiriens, M. Diakité Siaka, président de l’Oia- Café- Cacao, estime que les 1200Fcfa /kg peuvent être payés aux producteurs, c’est une bonne chose. « Nous savons que ce prix est le résultat de plusieurs paramètres liés au marché mondial. Qui n’était pas bon quand la Côte d’Ivoire par rapport à ses engagements internationaux vendait par anticipation 60% de sa récolte. Nous connaissons toute la place que le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara et son gouvernement attachent aux conditions de vie des producteurs ivoiriens. Si le gouvernement pouvait faire mieux, il le ferait. Le marché à commencé à remonter et il faut y croire… », a commenté le président de l’Oia- Café cacao.
Bamba Mafoumgbé

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